Prochainement BRUXELLES - STAGESPar François Houtart Stage d'orgue ÂCongés de Toussaint et de Pâques 02 > 05 /11 2010 Stage de Chant grégorienCongé de Carnaval  Laissez vos coordonnées pour les informations ! T 02 345 85 21   |
Le Chant grégorienHubert Schoonbroodt, Carlo Hommel ou Fabian Lochner l’avaient initié à l’esprit des neumes lors des cours d’orgue au Conservatoire.Actif à la Basilique nationale du Sacré-Cœur de Bruxelles depuis 1992, suite aux rencontres avec Dom Saulnier de Solesmes et à ses recherches personnelles, François Houtart est à la découverte de l’attitude qui fonde « l’action de chanter » si bien expliquée par les « anciens ». Pendant mille ans, les livres ne possédaient pas d’indications musicales. Vers le IXe et Xe siècles sont apparus les neumes qui indiquaient les mouvements du chant. Plus que les notes indiquant la hauteur des sons, les neumes indiquent le « geste du chanteur ». Ils offrent une subtilité de nuances, de couleurs, d’expressions et de dynamiques qui libèrent le chanteur face au texte latin qui est mis en espace par la musique. Plus que le chant « grégorien », il faudrait parler du chant « romano-carolingien », un chant qui pénètre les profondeurs de l’esprit tout en étant un des piliers de notre culture occidentale.
L’orgueInstrument de majesté et de mystère, pouvant exprimer les plus douces pensées jusqu’à déployer des ouragans de vibrations les plus captivantes.Une passion qui se déclare très jeune grâce à la rencontre avec Paul Sprimont et les révélations d’un Hubert Schoonbroodt s’inscrivant dans le « retour aux sources » de la musique ancienne. Instrument aux dimensions extraordinaires, tant musicalement que techniquement, l’orgue se révèle aussi pour François Houtart être un magnifique outil de communication aux multiples couleurs sonores. Non seulement le phénomène orgue est en soi un miracle à renouveler chaque jour, mais il a permis de développer, à travers toutes les cultures européennes et ailleurs, une multitude d’orgues différents de par leur caractère, leur style ou leur personnalité. Plus que les dimensions, c’est la qualité du concept et de l’harmonie qui séduit François Houtart. Que ce soit la vitalité d’un petit orgue baroque ou la puissance de l’orgue symphonique c’est jusqu’où aller dans le sublime qui importe. L’instrument orgue offre également une variété extraordinaire de modes d’expressions musicales qui s’est traduit par le foisonnement des compositeurs d’orgue en tout temps et en tout lieu. Les concertsC’est un moment privilégié qui résulte des goûts personnels associés à la qualité et au type de l’orgue joué. Il s’agit donc de préparer des programmes qui sont adaptés aux instruments joués mais qui ne refusent pas l’exploration de musiques moins connues ou originales.François Houtart a commencé à se produire dès 1973 et, petit à petit, a pu élargir ses horizons et ses expériences tant en Belgique qu’à l’étranger. Particulièrement en dehors, mais aussi en Belgique, les concerts sont le résultat de contacts personnels qui ont débouché sur des voyages du Nord eu sud de l’Europe, mais aussi en Amérique latine ou au Canada.
Restaurations et orgues neufsDepuis le début et particulièrement sous la férule de Hubert Schoonbroodt, François Houtart s’est intéressé à la construction des orgues, mais aussi à veiller à leur fonctionnement.
Blocry à Ottignies – Louvain-la-Neuve.
CompositionDepuis toujours François Houtart est fasciné par la capacité des compositeurs à créer des œuvres qui seront jouées par eux ou par d’autres musiciens et entendues par des publics divers.Il n’est pas rare que François Houtart se lance dans une improvisation que ce soit dans le cadre d’une liturgie ou d’un concert. L’improvisation est un geste qui entraîne l’artiste à soutenir une ou des idées, à se lancer et s’inscrire dans la durée en cherchant à toucher l’auditeur par l’expression, la recherche d’harmonies ou de sonorités, la qualité ou la vivacité d’un toucher et d’un jeu spontané. Mais sans se satisfaire de cette première démarche, François Houtart a voulu pousser l’expérience dans une autre direction en « apprenant » à écrire de la musique et en donnant un sens aux idées et méthodes de langages explorés. Selon une tradition culturelle occidentale qui veut que l’on avance dans le temps en se métamorphosant à travers les styles, le XXe siècle a été par ailleurs le temps de la profusion et de la rencontre des langages européens et du monde. Il est presque possible de dire que chaque compositeur a mis au point son langage musical avant d’inscrire et de développer quelques idées à travers des œuvres qui ont pris des directions multiples, variées, voire totalement opposées. C’est dans cet esprit que François Houtart aime penser et composer de la musique qui pourra être destinée tant à la scène qu’à l’église ou se jouer grâce à divers types d’instruments ou de chanteurs. Son langage est généralement assez coloré, dense aux accents tendres comme les plus intenses et vivaces.
L’enseignementPour François Houtart, la dimension de l’enseignement est importante tant pour transmettre le résultat des connaissances et des recherches que pour développer chez les étudiants la réflexion, le goût et l’attrait pour l’art et son expression.Il est assez interpellant de voir combien de maîtres, philosophes, théoriciens ou praticiens ont transmis leur savoir non sans y avoir apporté une réflexion personnelle que plus d’un ont consigné dans des traités ou des publications célèbres. L’art ne vient pas des traités, c’est l’inverse. L’art surgit plutôt d’une manière d’être, d’un état d’écoute, de vision, de sensations rythmiques ou sonores. La part d’empirisme est chaque jour remise en action tout en étant canalisée par un je ne sais quoi lui permettant de trouver la voie et la voix justes, satisfaisantes, comblant tant l’artiste que l’auditeur. Tout comme les anciens qui, du temps des carolingiens, indiquaient la voie de la sublimation comme l’attitude à rechercher, nous pouvons aujourd’hui être là chaque fois que nous faisons de la musique pour notre plaisir, bien sûr, mais aussi pour celui des autres. Ceci demande bien entendu une démarche sur soi qui entraîne l’artiste à être son propre spectateur avant de communiquer avec ses auditeurs. Que ce soit à travers l’enseignement d’un instrument, du chant grégorien ou de la composition, cette démarche est celle que François Houtart souhaite vivre et partager avec ses étudiants.
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François Houtart 117/1 rue du Prévotstraat B- 1050 Bruxelles - Brussel  T +32 (0)2 345 85 21 |



